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Le Réseau Marcel par Alice Samoun |
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Suite à la conférence-projection-débat faite au collège lycée de l'Alliance, Alice Samoun, élève de 3ème, nous parle du"réseau Marcel": Le Réseau Marcel Histoire d'un réseau juif clandestin Lors de la seconde guerre mondiale la France est divisée en deux : la zone annexée par les allemands et la zone libre. Mais cela ne va pas durer, la zone libre sera envahie par les Allemands. Ils atteignent Nice le 10 septembre 1943, ici un réseau de résistance se met en place: le réseau Marcel. Moussa Abadi, élève de l'AIU s'installe à Paris pour devenir professeur de français. Il rencontre un jeune médecin juif Audette Rosenstock. Les allemands leur interdisent de continuer pour Moussa ses études et pour Audette de pratiquer la médecine. Moussa a alors la possibilité de quitter la France mais, se sentant trop redevable à la culture française, décide de s'installer à Nice où il sera rejoint par Audette. A Nice le port de l'étoile jaune n'est pas obligatoire, mais cette liberté ne va pas durée, le 10 septembre 1943 les allemands débarquent à Nice et les horreurs de la guerre se font ressentir. Nice était devenue comme un refuge pour les juifs. Voulant fuir la zone occupée par les allemands, ils se voient désormais victimes d'actions antisémites telles que des rafles. C'est après avoir entendu un soldat parler de l'extermination des juifs et assister au massacre d'une femme juive devant son enfant que Moussa Abadi éprouve le besoin d'agir en faveur des enfants. Le Réseau Marcel est né, nous sommes en 1942. Audette et Moussa (dit Marcel d'ou le nom du réseau) veulent sauver les enfants juifs de la déportation, avec l'aide de Monseigneur Raymond (évêque de Nice) la résistance commence. Ce dernier étant hostile aux allemands et très attaché aux droits de l'homme leurs fournit un local qui rapidement deviendra un repère pour les faussaires (fausses cartes d'alimentation, fausses cartes d'identités ...). Une liste d'établissements d'accord pour cacher les enfants juifs est dressée. Le réseau ouvre ses portes et les enfants affluent. On leurs trouve de nouvelles identités et on les répartis soit dans des institutions comme Don Bosco (qui a sauvé une cinquantaine d’enfants) soit dans des familles toutes simples sur la côte et dans l'arrière pays. Ses familles ont risquées leurs vies pour ces enfants. Le travail accompli par le réseau est tel que on compte 527 enfants sauvés. De nos jours les enfants cachés peuvent ainsi retracer leur histoire et leur parcours. Lorsqu'on voulait féliciter Moussa pour son courage il répondait simplement : « Vous n'avez pas à nous remercier car nous appartenons à une génération de lâches, criez le et racontez le à vos enfants… ». Nous avons ce devoir de mémoire car de nos jours, nous sommes à l'abri, mais ils y a encore 60 ans les juifs ne savaient pas s'il allaient être vivants le lendemain.
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Alice Samoun |